effets pharmaco : agoniste µ, agoniste NMDA (comme la kétamine), diminution de la recapture des monoamines
pharmacocinétique : durée d’action environ 10 h, demi-vie 20-35 h, variabilité interindividuelle ++, risque de compétition avec d’autres médicaments (métabolisation par CYP3A4 et CYP 2B6)
risques particuliers : syndrome sérotoninergique, QT long (association avec hydroxyzine contre-indiquée), hypoglycémie
1.4 - Un pilier de l’écoprescription : le relai per os !
Cette ressource explicite clairement les économies de la prescription médicamenteuse per os en terme de coût et d’écologie : https://www.omedit-normandie.fr/med...
On le fait déjà pas mal, mais parfois encore de la voie IV inutile (bon parfois aussi l’excès inverse avec voie per os clairement inadaptée mais prescriptions guidées par l’habitude et non réfléchies, notamment en chirurgie digestive majeure).
2 - Mars 2026
2.1 - Place de l’ECBU avant une prise en charge urologique chirurgicale ou interventionnelle chez l’adulte et modalités de traitement en cas
de colonisation
4.4 - The effects of targeted mild hypercapnia on right ventricular function after out-ofhospital cardiac arrest. A sub-study of the TAME cardiac arrest trial.y
4.5 - Effect of head-elevated versus neutral position on tracheal intubation
using a hyper-angulated video laryngoscope under cervical spine
immobilization : a randomised crossover tria
6.3 - RCT ketamine versus placebo à l’induction puis en IVSE en peroperatoire et postoperatoire durant 48h sur la durée de séjour, la consommation d’opioide et les complications en postopératoire de chirurgie abdominale majeure
6.5 - Anesthesiology-2025 Efficacy and safety of preemptive magnesium sulfate infusion during pheochromocytoma and paraganglioma resection : a randomized, double-blind, placebo-controlled trial
Résumé concernant la sténose aortique Symptomatique sévère (Vmax ≥4 m/s, gradient ≥40 mmHg, surface orifice aortique ≤1 cm²) → intervention systématique . Asymptomatique sévère : intervention plus précoce qu’avant, si gradient très élevé, progression rapide ou BNP élevé → décision multidisciplinaire TAVI ou chirurgie (discussion cardiologue interventionnel et chirurgien cardiaque = "Heart team") . TAVI = traitement de choix pour tous les patients ≥70 ans, indépendamment du risque chirurgical (ancienne recommandation TAVI pour ≥75ans) <70 ans : décision guidée par risque chirurgical, anatomie et durée de vie attendue → chirurgie privilégiée si risque chirurgical faible bas. Scanner pré-TAVI : devient l’examen pivot → si scanner de bonne qualité exclut coronaropathie significative, la coronarographie n’est plus systématique.
9 - Mai 2025
9.1 - Modalités d’utilisation des médicaments dérivés du plasma et analogues recombinants
14.1 - La douleur postopératoire et sa chronicisation
E Ahlschwede
Pour ceux et pour celles qui ne le connaissent pas déjà, voici un lien vers un excellent document coédité par la SFAR et par la SFETD, qui, à mon avis, est peu connu, peu communiqué et dont les conclusions ne sont que très rarement (voir, jamais…) mises en application : http://sfar.org/download/livre-blan...
Pas mal de théorie, mais aussi de bonnes recommandations pratiques, évidemment de prise en charge interdisciplinaire, mais aussi anesthésique.
Le problème est réel en douleur chronique, et le retentissement sur la qualité de vie des patients concernés et sur leur activité professionnelle est important.
15 - Décembre 2023
15.1 - Association lansoprazole-ceftriaxone associée à un risque accru d’arythmie ventriculaire ou d’arrêt cardiaque
Chez un patient sous ceftriaxone, la coadministration de lansoprazole pourrait doubler le risque de troubles du rythme ventriculaire ou d’ACR !
=> Par mesure de précaution : si traitement par ceftriaxone, choisir un autre IPP que le lansoprazole
16.3 - Livret thérapeutique gériatrique : implication pour l’antalgie
L’OMéDIT (Observatoire des Médicaments Dispositifs médicaux Innovations Thérapeutiques) Centre-Val de Loire a publié une mise à jour 2023 de son Livret thérapeutique gériatrique : disponible ici.
« Sujet âgé » =
> 75 ans
> 65 ans + polypathologie
Implications pour notre pratique, c-à-d principalement les antalgiques (pages 80 et 83-88) :
Paracétamol : maximum 1 g x 3/j (vigilance au poids du patient)
Néfopam : non recommandé
Tramadol : inadapté au sujet âgé
AINS : non recommandé. Si nécessaire, durée la plus courte possible, IPP seulement si facteur de risque (dont âge > 65 ans) avec durée de prescription équivalente à celle de l’AINS
Morphine orale à libération immédiate (LI) : titration par palier de 2,5 à 5 mg toutes les 4 h, donc Oramorph ou Actiskenan (existerait en orodispersible) par 4-6h, diminution posologique si fonction rénale < 30 ml/min
Donc pour les fracture de l’extrémité supérieure du fémur, pourrait-on protocoliser ceci ?
paracétamol max 1g x 3/j (et non x 4) voire moins si poids < 50-60 kg
morphine LI 5 mg /4-6h si EVA > 3 / Algoplus > 2 (pour le choix de ce cut off, voir ici)
kétoprofène 1 à 3 jours seulement si absence de contre-indication
17 - Novembre 2022
17.1 - Recommandations de la HAS concernant le blood management
La coprescription d’IPP et d’AINS en prévention n’a d’intérêt qu’en présence de facteurs de risque et n’est justifiée que dans les situations suivantes :
personnes âgées de 65 ans et plus ;
antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal ;
association à un antiagrégant plaquettaire (notamment l’aspirine à faible dose et le clopidogrel) et/ou un corticoïde et/ou un anticoagulant (tout en rappelant que ces associations doivent de principe être évitées).
Un bémol : les deux groupes ne sont peut-être pas tout à fait comparables (voir tableau 1).
21 - Juillet 2021
21.1 - Ressource bien faite sur la check-list au bloc opératoire
La HAS a récemment sorti une fiche « flash sécurité patient » concernant la check-list au bloc opératoire : fiche PDF ici (présentation ici).
Implications pour le service :
Importance d’une indication opératoire précise, dont le côté, par le chirurgien dans le dossier du patient : un exemple d’erreur de côté lors d’une chirurgie carotidienne est justement donné. Or combien de fois, chez nous, n’y a-t-il aucune trace de l’indication opératoire des chirurgies carotidiennes dans le dossier informatisé du patient, notamment celles réalisées en urgence relative ? Idem pour les fractures de l’extrémité supérieure du fémur ⇒ risque ++ d’erreur lors de la consultation préanesthésique.
Incitation très claire à adapter la présentation de la check-list à nos pratiques.
22 - Juin 2021
22.1 - Faut-il avoir peur du tramadol ?
E Ahlschwede
Maurice-Szamburski A. Faut-il avoir peur du Tramadol ? Le Praticien en anesthésie réanimation. Juin 2021 ;25(3):138-41
Cf. article en ligne ici (probablement accessible librement seulement depuis les postes du GHRMSA, ou nécessité de se connecter à un compte ClinicalKey).
22.2 - Inhibiteur de la recapture de la sérotonine (IRS) et risque hémorragique
S Degoul
La littérature retrouve un risque hémorragique significativement augmenté par la prise d’IRS, particulièrement ceux qui sont les plus sélectifs (fluoxétine, (es)citalopram, paroxétine, sertraline...) et en association avec un AINS, antiagrégant plaquettaire ou anticoagulant.
Mécanisme : diminution de l’aggrégation plaquettaire, qui fait intervenir la sérotonine.
Après une recherche rapide : cela aurait plus été rapporté pour les saignements « médicaux » (hémorragies digestives et cérébrales), mais c’est peut-être dû à un biais de sélection. La simple prise d’IPP permettrait de diminuer le risque d’hémorragie digestive. Une étude dans le contexte périopératoire (chirurgie cardiaque) est plutôt rassurante.
Termes MeSH pour une recherche sur PubMed : Serotonin reuptake Inhibitors, Hemostasis
Implications pour la gestion périopératoire du risque hémorragique ?
arrêt préopératoire de l’IRS ou de l’antiagrégant plaquettaire : le rapport bénéfice/risque paraît défavorable, avec décompensation psychiatrique ou augmentation du risque vasculaire.
éviter les AINS en postopératoire pour les patients avec IRS et à risque hémorragique ? Oui, mais c’est déjà ce que l’on fait, même sans IRS.
prescription d’AINS chez un patient sous IRS : associer systématiquement un IPP.
Un complément d’information très bien fait dans le "Praticien en anesthésie réanimation" !
Notamment intéressant en ce qui concerne les modalités de modification préopératoire du ttt immunosuppresseur, d’antibioprophylaxie, de ttt antibiotique probabiliste en cas d’infection, de gestion du ttt anticoagulant postopératoire...
Bonne lecture ! Intégration dans nos protocoles locaux à envisager.
E. Ahlschwede.
24.2 - Allaitement après anesthésie
S Degoul
Contexte où je me suis posé la question :
Sédation par kétamine après DARU chez une patiente avec échec de pose d’APD. Produits utilisés = kétamine 50 mg + midazolam 1 mg (poids = 110 kg) -> quid de la reprise de l’allaitement ?
Ressources retrouvées :
Centre de Référence sur les Agents Tératogènes (CRAT) [Internet]. Anesthésie générale et allaitement. 6 Fev 2020 [consulté le 24/11/20]. Disponible ici : https://lecrat.fr/spip.php?page=art...
Reece-Stremtan S et al. Analgesia and anesthesia for the breastfeeding mother, revised 2017. Breastfeed Med 2017 ;12(9):500-6. Traduction française disponible sur le site d’une association pour le soutien à l’allaitement : https://www.lllfrance.org/download/...
Pubmed, recherche avec « breastfeeding[Title/Abstract] ketamine[Title/Abstract] » : pas d’information concernant la reprise précoce de l’allaitement. Par ex. cet article s’intéresse à l’effet de la kétamine sur le devenir (global) de l’allaitement.
Conclusion :
Peu de données disponibles, faible niveau de preuve
Anesthésie générale pour accouchement :
si bébé pas à risque particulier d’apnée ou d’hypotonie (pas prématuré...), reprise de l’allaitement possible en postopératoire immédiat d’une anesthésie générale dès que la mère est entièrement réveillée et prête à s’en occuper,
si bébé à rique, attendre 6 - 12 h après l’anesthésie.
Selon les médicaments :
hypnotiques : a priori RAS
kétamine : pas de problème avec la posologie antalgique. Pour la posologie anesthésique, c’est l’inconnu
morphinique : allaitement possible même si traitement par morphine IV
AINS OK, préférer l’ibuprofène
... (je n’ai pas tout lu)
Ouverture : idées pour l’amélioration de la prise en charge des patientes allaitantes devant avoir une anesthésie pour intervention diverse :
prévoir en première position pour limiter la durée de jeûne de la mère,
préférer ALR
et pleins d’autres détails : cf. la section « Planning d’allaitement périopératoire » page 6 de la référence 2.
25 - Août 2020
25.1 - Une étude intéressante pour la lecture critique d’article...
Étude publiée (en vrai !) sur l’efficacité de l’hydroxycholoroquine pour la prévention de la mortalité des accidents de trottinette : article en français
=> il s’agit d’un canular, mais ça vaut le détour.
26 - Mars 2020
26.1 - Prise en charge d’une urgence vitale lors d’un vol commercial : une enquête intéressante
Questionnaire publié le 24/02/20 via le réseau recherche de la SFAR, promu par une équipe parisienne (M Sylvain Diop, interne, Dr Ron Birnbaum et Dr Roman Mounier).
27.1 - Guide de l’HAS : Antalgie des douleurs rebelles et pratiques sédatives chez l’adulte : prise en charge médicamenteuse en situations palliatives jusqu’en fin de vie
À noter une ressource pour aider au calcul de conversion de dose entre opioïdes +/- changement de voie d’aministration : OPIOConvert.
27.2 - Limitation de l’utilisation de l’ondansétron chez la femme enceinte
L’ondansétron est susceptible de provoquer des malformations congénitales orofaciales (fentes labiales et palatines) suite à une exposition au cours du premier trimestre de la grossesse. Des études épidémiologiques disponibles sur les malformations congénitales cardiaques font état de résultats contradictoires. Par mesure de précaution, dans le cadre de ses indications autorisées, l’ondansétron ne doit pas être utilisé pendant le premier trimestre de la grossesse.
27.3 - Risque respiratoire associé aux gabapentinoïdes
Les gabapentinoïdes, c’est-à-dire la gabapentine et la prégabaline, deux médicaments indiqués dans le traitement de l’épilepsie et des douleurs neuropathiques, sont associés à un risque respiratoire grave, potentiellement mortel, notamment en cas d’association avec des opioïdes et d’autres médicaments dépresseurs du système nerveux ou chez les patients atteints de troubles respiratoire, selon une alerte de la Food and Drug Administration (FDA) américaine.
Des modifications du taux de prothrombine peuvent survenir chez certains patients recevant de la céfazoline ou d’autres céphalosporines. C’est pourquoi il est nécessaire de surveiller l’INR chez les malades recevant de la céfazoline.
Il existe une interaction pharmacologique entre l’apirine, qui inhibe de façon irréversible la cyclo-oxygénase (COX) de type 1, et les AINS, qui l’inhibent de façon réversible, résultant en une diminution de l’effet antiagrégant plaquettaire de l’aspirine.
Les conséquences cliniques ne sont pas connues.
Recommandations de l’article :
chez les patient sous traitement antiagrégant par aspirine, éviter ou raccourcir au mieux un traitement par AINS,
les AINS à préférer sont l’ibuprofène et le naproxène, car mieux étudiés et grevés de moins d’effets indésirables que les autres.
NB : se souvenir que les anti-COX2 sont prothrombotiques, et que l’utilisation d’AINS est un facteur de risque indépendant de morbi-mortalité cardiovasculaire [1].
Vos commentaires
Tri antichronologique (par défaut)| Tri chronologique
# Le 5 août 2023 à 08:55, par AHLSCHWEDE Erich En réponse à : Lectures du mois
OK pour la proposition de l’analgésie de la personne âgée.
A souligner que c’est le rôle du CLUD de s’impliquer dans ce genre de questions...
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